Le métier d’artiste maquilleuse ou Makeup Artist

Artiste maquilleuse, Makeup artist, qu'est-que c'est ?


En réfléchissant au premier article que je posterai sur mon premier blog (ben oui je n’avais pas de skyblog moi… une vraie paria), je me demandais quel sujet choisir, je n’allais pas commencer de but en blanc avec un travail réalisé ou un sujet sur la composition des cosmétiques (il va faire mal celui-là). Donc j’ai décidé de commencer par le commencement, de ma carrière du moins parce que tout ce qui se passe avant on s’en fiche (mais si tu insistes, je vous ferai un article sur pour quoi je n’aime pas les betteraves).
Je vais te raconter ce qui m’a motivé à faire ce métier et comment j’y suis parvenue.

Mes études


Comme beaucoup d’adolescents au lycée, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire et pourtant j’avais envie de faire plein de choses (one woman show par exemple), j’aimais déjà beaucoup (beaucoup) le dessin, la musique, le cinéma, le théâtre. J’étais d’ailleurs au club théâtre de mon lycée pendant 3 ans où j’avais un intérêt particulier pour le maquillage, les costumes et accessoires, avec le recul tout ceci aurait dû me mettre la puce à l’oreille. J’ai donc continué à pratiquer par passion plusieurs activités artistiques pendant mon BAC ES. Arrivée en terminal j’ai voulu m’orienter (contre avis de mes professeurs et directeur) en BTS communication visuelle, puis (hourra !) j’ai eu mon BAC (contrairement à ce que me disaient très inélégamment ces mêmes professeurs…).

J’ai même réussi à entrer dans une école d’art en (MANAA) Mise à niveau en arts appliqués (décidément ils avaient bien tort ces professeurs…). Puis j’ai enchainé sur un BTS en communication visuelle (que je n’ai pas eu après examen… pas de chance). Je me suis posé beaucoup de questions, j’aimais le graphisme, mais après cet échec je me suis rendu compte que je ne pouvais pas travailler dans ce milieu, que la pression, la concurrence me touchaient trop.

C’est donc sans idée de mon avenir professionnel que j’ai commencé à travailler en intérim pendant un an (et c’était plutôt cool !), j’ai travaillé dans beaucoup de milieu et entreprises différentes (Vinci, Galerie Lafayette, Zara, Castorama, etc.) ce qui m’a beaucoup apporté en maturité, mais qui m’a bien aiguillée aussi (au moins je savais ce que je ne voulais pas faire, c’est déjà ça) sur mon potentiel métier à venir.
Puis la période des fêtes arrive (j’adore Noël ^^) et on nous a offert à ma sœur et moi des places pour une comédie musicale à Paris (La Belle et la Bête au Mogador) et là j’ai eu la révélation (oui, j’adore Disney aussi… tu commences à cerner le personnage non ?), c’est dans ce genre d’endroit que je voulais travailler ! En rentrant, je me suis renseignée pour la première fois sur les études pour devenir maquilleuse, et j’ai découvert avec un immense soulagement qu’il ne fallait pas forcément être esthéticienne (en réalité, ce sont 2 métiers bien différents).
J’ai sélectionné plusieurs écoles en France entre Paris, Lyon, Nice et c’est en allant aux journées portes ouvertes de L’Atelier du Griffon à Lyon que j’ai fait mon choix. J’ai passé le concours d’entrée et j’ai été prise (l’hystérie de l’intérieur ce jour-là !).

L'Atelier du Griffon


L’Atelier Du Griffon proposait (aujourd’hui, ils ont été rachetés et je ne suis pas au fait de leurs formations) une formation d’un an pour devenir « maquilleur, perruquier, plasticien, posticheur » (pour un prix….. pas forcément abordable), mais on vous apprenait en un an comment devenir ces maquilleurs/coiffeurs du spectacle et de l’évènementiel, contrairement aux écoles d’esthétique (sauf certaines, avec une spécialisation) qui vous apprennent les soins à la personne avec entre autres une formation au maquillage souvent incomplète et très classique. Entendons-nous bien, j’ai un respect profond pour les esthéticiennes, mais ce n’est pas ce que je voulais faire et j’aurais aimé savoir ça pendant mon rendez-vous avec la conseillère d’orientation du lycée (il y a du boulot de ce côté-là).

Cette année de formation était organisée entre les cours, les heures de stages et les stages de spécialisation (pendant les vacances), c’était très (trèèèèèèèès) intense et épuisant, mais tellement épanouissant. J’y ai rencontré des personnes merveilleuses, des amis, des collègues, des clients et pour la première fois j’étais sûre d’être au bon endroit. J’ai terminé mon année épuisée, heureuse, un brun mélancolique et surtout très fière.

Maquillage gémeaux Crédits : modèle Margaux Robert photographe Bernard Pulccini

Mon travail


Depuis, j’ai commencé à travailler sur des shootings photos, des tournages de films, courts-métrages, des évènements, des spectacles, des maquillages enfants, des mariages et c’est précisément cette grande diversité de travail qui me plait.
J’ai continué à progresser en m’exerçant en rencontrant d’autres professionnels, en testant, en faisant des erreurs pendant encore 2 ans. J’ai rencontré de nouveaux clients, nouveaux collègues en travaillant parfois comme vendeuse conseillère en boutique, j’ai donc beaucoup appris sur le marketing et le commerce.

Aujourd’hui, presque 5 ans plus tard je ne regrette pas ce choix professionnel et les différentes étapes et expériences qui m’ont amenée jusque là parce que je suis convaincue qu’elles y ont contribué. Cependant, je déplore le manque d’information et la mauvaise orientation professionnelle que j’ai connus au lycée, car si je fais partie de ceux qui sont heureux dans leurs choix aujourd’hui, il y a certainement beaucoup d’ados dans mon cas qui se perdront peut-être en chemin.

Je continue de développer la maquilleuse que je suis, une artiste, une conseillère, une amie, une épaule, une oreille, une personne engagée, un humain plus responsable. La passion dans mon métier est la plus belle récompense de ces 10 dernières années.

Pour finir cet article façon discours de Miss France, merci aux personnes qui m’ont encouragée, à mes professeurs qui m’ont appris plus que juste maquiller, aux personnes qui me font confiance et travaillent avec moi, celles que j’ai maquillé qui me font me sentir exactement au bon endroit. Merci à toi, qui as eu le courage de me lire jusqu’ici.

PS : si tu as des questions, des commentaires ou que tu as juste envie de parler tu as un joli cadre commentaire qui n’attend que toi !

1 commentaire

  1. Nouille a dit :

    Une vocation comme la tienne, ce n’est pas facile à trouver. Tu as bien fait de perservérer.
    #fieredesapetitesoeur

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